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Conférence à Bayonne : "On lâche rien"

16/01/2013
Ce jeudi 17 Mars à 19H00, les salariées de la maison de retraite Ariznavarra de Vitoria-Gasteiz expliqueront le déroulement de la grève la plus longue connue en Europe, en présence de Ioseba Villarreal et d'Amaia Muñoa, du Comité Executif d'ELA. Cette conférence aura lieu au local de la Fondation Manu Robles-Arangiz, 20, rue Cordeliers à Bayonne.

A la conquête de la dignité

“Nos conditions sont si mauvaises que nous n’avons rien à perdre”. Année 2002
“Nous avons un salaire et des conditions dignes, personne ne va nous passer par dessus. Et le plus important, c'est que nous ayons empêché l'expansion de ce modèle antisocial de privatisation”. Décembre 2010

Huit années de différence entre ces deux déclarations - que sépare en fait bien autre  chose que le temps.  Entre les deux, une lutte a changé les choses, une lutte a changé le camp le plus faible (elles étaient une centaine de femmes au  salaire de 590 euros par mois, aux intérêts différents, peu confiantes en leurs propres forces) en une vague déferlante de solidarité, de force et de résistance. Rien ne les a arrêtées, ni la Députation d’Alava (Institution gérant la province), ni la direction de l’établissement gériatrique Ariznavarra de Vitoria-Gasteiz, ni une entreprise géante comme Mapfre.

Ces femmes d’Ariznavarra, on les connaît pour deux grèves. L’une a duré huit mois, de fin 2002 à 2003, et l’autre mille cent trente-six jours : commencée le 18 février 2008, elle s’est achevée  le 16 décembre 2010. On ne connait aucune grève d’une aussi longue durée en Europe, ni d’exemples aussi aboutis de ténacité, de persistance et de foi en la cause défendue.

« Il était tellement évident que nous avions raison que nous ne pouvions faire autrement, il fallait avancer ». C’est ce que résument  les représentantes syndicales (toutes déléguées d’ELA) qui étaient en tête de la lutte et servaient d’appui et de coordination à cette centaine de femmes –accompagnées de trois hommes ! - qui pendant huit ans, partis de l'échelon le plus bas  du monde professionnel, ont fini par incarner la référence de la lutte, l’étendard dont se sentent fiers les plus de cent mille adhérent(e)s d’ELA.

Vicky Holgado, Beni Rubio, Ana González, María Eugenia Nagore, Ainhoa Viteri, Rebeca Ochoa et Yolanda Briz sont les porte-parole qui résument et portent le message et l'histoire de ces années “dures, très dures ; mais nous le referions ; ce n’est pas terminé, il faut conserver ce que nous avons acquis. Pas un pas en arrière !”.

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